06 septembre 2006

La Science des Rêves

La Science des Rêves
Avis Express

Réalisé par Michel Gondry | Musique de Jean-Michel Bernard | Avec Gael Garcia Bernal - Charlotte Gainsbourg - Miou-Miou - Emma de Caunes | Lumière de Jean-Louis Bompoint
Synopsis : Venu travailler à Paris dans une entreprise fabriquant des calendriers, Stéphane Miroux mène une vie monotone qu'il compense par ses rêves. Devant des caméras en carton, il s'invente une émission de télévision sur le rêve. Un jour, il fait la connaissance de Stéphanie, sa voisine, dont il tombe amoureux. D'abord charmée par les excentricités de cet étonnant garçon, la jeune femme prend peur et finit par le repousser. Ne sachant comment parvenir à la séduire, Stéphane décide de chercher la solution de son problème là où l'imagination est reine...

Mon avis : Michel Gondry... grand clippeur devant l'éternel, reponsable du meilleur (quelques clips de Björk et de quelques autres clips absolument géniaux) et du pire (quelques clips de Björk et de quelques autres clips absolument affreux). Voilà trois films qu'il nous offre sa vision du cinéma. Si les deux précédents (Human Nature avec Rhys Ifans, Patrica Arquette et Tim Robbins - Eternal Sunshine... avec Jim Carrey et Kate Winslet) étaient écrits par Charlie Kauffman, son premier film "français" est écrit par Michel Gondry himself.

Résultat ? Un film à moitié anglophone, barré, rempli de bricolages et de rêves bricolés, de musique bricolée, d'une histoire bricolée... Enfin bon, vous avez compris, La Science des Rêves n'a d'intérêt que si vous réussissez à entrer dans l'univers dément (dans les deux sens du terme) et parfois désagréable. Rien que dans son personnage principal, on ne sait pas si Gondry veut nous attendrir en brossant le portrait d'un adulescent sans vrais parents, qui n'a jamais grandi et dont la vie se résume à jouer et à... bricoler.

Ou alors est-ce qu'il veut nous dire que malheureusement, le triste monde dans lequel nous vivons est un monde où les enfants mal grandis, les fous, les gens décalés sont des gens voués à leur perte ? Difficile de saisir le message de Gondry, tout du moins explicitement.

Gondry, je t'aime. Enfin je t'aime un peu et j'aimerais beaucoup que tu retournes aux USA faire des films avec des scénaristes. N'importe quel autre scénariste. Et Jon Brion à la musique.


Miaou, amateur de vrais films

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