Babel
Critique
Critique
Réalisé par Alejandro Gonzalez Innaritu | Avec Brad Pitt - Cate Blanchett - Gael Garcia Bernal - Kôji Yakusho
Babel retrace 4 histoires "liées" entre elles. Au Japon une jeune fille muette se drogue et veut se taper un policier qui enquête sur une arme à feu de son père. Cette arme se retrouve entre les mains d'une famille marocaine sans le sou et que les enfants utilisent pour défendre un troupeau de moutons ; lors d'un jeu ils tirent sur un bus. Dans ce bus, se trimballe Cate Blanchett et Brad Pitt, couple américain en crise qui vient visiter le pittoresque Maroc après la mort de leur troisième enfant ; la balle touche Cate Blanchett qui a besoin de soins urgents. Alors que le couple tarde à rentrer du Maroc à cause de cet accident, la nourrice mexicaine des enfants de Pitt/Blanchett décide de les emmener avec eux au mariage de son fils, de l'autre côté de le frontière.

Et tout ça, avec de bonnes intentions et un peu de talent, ça aurait pu donner un film important, décisif même. Le problème, c'est qu'Inaritu et Arriaga, les scénaristes du film, se sont donnés comme mot d'ordre : misérabilisme. Là où Lars von Trier ou Michael Haneke réussisse à dépasser la simple étude de moeurs en montrant des gens pauvres ou dans des situations désespérées, les deux compères mexicains s'offrent deux heures de longue agonie.

Autant le dire tout de suite, les personnages de Babel sont stupides. Peut-être à l'image de l'homme, si on essaie de reprendre la (très très) subtile métaphore du titre. Sauf qu'à la longue, cette débilité profonde, digne d'une IA de jeu PC, rend le film profondément agaçant, ridicule et attendu. Si l'histoire de Blanchett/Pitt est très jolie, malgré sa lenteur et son classicisme, la partie au Japon est d'une rare nullité où l'on tente de nous faire découvrir une société qui communique mal à travers les yeux d'une sourde et muette perverse et névrosée. Merci pour la finesse.

Les deux autres histoires oscillent entre coup de (mal)chance et réactions complètement disproportionnées, voire carrément stupides. Je pense avoir suffisamment insisté là-dessus mais la psychologie de certains personnages de Babel approche celle d'un cactus. Nulle. Comme le film.
Et tout ça, avec de bonnes intentions et un peu de talent, ça aurait pu donner un film important, décisif même. Le problème, c'est qu'Inaritu et Arriaga, les scénaristes du film, se sont donnés comme mot d'ordre : misérabilisme. Là où Lars von Trier ou Michael Haneke réussisse à dépasser la simple étude de moeurs en montrant des gens pauvres ou dans des situations désespérées, les deux compères mexicains s'offrent deux heures de longue agonie.
Autant le dire tout de suite, les personnages de Babel sont stupides. Peut-être à l'image de l'homme, si on essaie de reprendre la (très très) subtile métaphore du titre. Sauf qu'à la longue, cette débilité profonde, digne d'une IA de jeu PC, rend le film profondément agaçant, ridicule et attendu. Si l'histoire de Blanchett/Pitt est très jolie, malgré sa lenteur et son classicisme, la partie au Japon est d'une rare nullité où l'on tente de nous faire découvrir une société qui communique mal à travers les yeux d'une sourde et muette perverse et névrosée. Merci pour la finesse.
Les deux autres histoires oscillent entre coup de (mal)chance et réactions complètement disproportionnées, voire carrément stupides. Je pense avoir suffisamment insisté là-dessus mais la psychologie de certains personnages de Babel approche celle d'un cactus. Nulle. Comme le film.
Miaou (pourquoi Kôji es-tu allé là bas ?)

1 commentaire:
quelle dommage je viens de voir le film et j'ai passe 140 minutes sur le bord de mon fauteil et pas du tout géné par la "stupidité" des acteurs j'ai justememt aimé la disproportion du scenario et le chaos.les prises de vue sont fantastique et trés realistes.
La "nanny" mexicaine est la meilleure actrice ,le drame des travailleurs emigrés enfin un film epoustouflan vu en version originale bien sue parceque Brad pitt en francais c'a c'est stupide!
Enregistrer un commentaire