Mémoires de nos Pères
Avis Express
Réalisé par Clint Eastwood | Musique de Clint Eastwood | Avec Jesse Bradford - Ryan Phillippe - Jamie Bell | Lumière de Tom Stern
Synopsis : Au cinquième jour de la sanglante bataille d'Iwo Jima, cinq Marines et un infirmier de la Navy hissent ensemble le drapeau américain au sommet du Mont Suribachi, tout juste repris aux Japonais. L'image de ces hommes unis face à l'adversité devient légendaire en l'espace de quelques jours. Elle captive le peuple américain, las d'une guerre interminable, et lui donne des motifs d'espérer. Pour mettre à profit cet engouement, les trois "porte-drapeaux" sont livrés à l'admiration des foules. Leur nouvelle mission : servir leur pays en vendant les précieux Bons qui financent l'effort de guerre. Le laconique John "Doc" Bradley, le timide Amérindien Ira Hayes et le fringant Rene Gagnon se prêtent au jeu avec un dévouement exemplaire. Ils sillonnent sans relâche le pays, serrent des milliers de mains et prononcent des allocutions. Mais, en leur for intérieur, une autre bataille se livre...

Mon avis : Je n'aime pas les films de guerre. Ils ne sont intéressants que lorsqu'ils nous proposent des choses nouvelles dans le fond (Furyo par ses thèmes, Le Pont de la Rivière Kwai par son immobilité, Indigènes par sa volonté de changer les choses) ou dans la forme (Saving Private Ryan en est le parfait exemple). Mémoires de nos Pères racontent cette histoire vraie de soldats américains transformés en commerciaux, histoire qui se répètent aujourd'hui dans la médiatisation extrème des guerriers réels ou fictifs dans les guerres actuelles.
Mais voilà, Eastwood semble avoir été obligé de nous servir quand même une bonne moitié de batailles sanglantes - à cause de Spielberg, producteur du film ? -, sans couleurs, sur une île volcanique sans végétation. Cette bataille reste lisible bien que volontairement répétitive et noie le spectaculaire avec le quotidien ; mais elle est moins réussie que l'incroyable débarquement du Soldat Ryan qui a atteint la perfection sonore, visuelle et émotionnelle. Le reste du film est une suite de scènes où les soldats répètent encore inlassablement les mêmes mot ("Les vrais héros sont ceux qui ont donnés leur vie à Iwo Jima") et qui se souviennent dans des flash-back incompréhensibles qui était qui, qui a fait quoi et surtout quel est ce sixième soldat sur le drapeau ?

Sauf qu'à force de noyer la narration, de briser la chronologie à grands renforts d'acteur inconnus et de voix-off dans tout les sens, Eastwood perd le spectateur et finit par transformer son film en un vulgaire film de guerre sans intérêt. Son message, pourtrant très fort, fini par disparaître, flou, incomplet, inachevé. La musique, pitoyable oeuvre du réalisateur lui-même, dessert totalement le film par un minimalisme échevelé, une longue plainte au piano, à la guitare, à la trompette, qui n'en finit pas d'être répétée à l'infini. On pourra aussi griller la dernière scène, longuement homo-érotique où le personnage de Ryan Phillippe observe ses amis se baigner en caleçon blanc transparent dans les vagues d'Iwo Jima, avec sur les lèvres un sourire trop équivoque.

Conclusion : Eastwood rate le coche avec sa bonne histoire de héros qui n'en sont pas et qui n'arrivent pas à l'accepter. Sa mise en scène sincère et réussie est malheureusement détruite par un scénario flou et bancal qui transforme le film en une très longue séance de torture. A noter que Ryan Phillippe est l'homme le plus beau du monde en marin.
Mon avis : Je n'aime pas les films de guerre. Ils ne sont intéressants que lorsqu'ils nous proposent des choses nouvelles dans le fond (Furyo par ses thèmes, Le Pont de la Rivière Kwai par son immobilité, Indigènes par sa volonté de changer les choses) ou dans la forme (Saving Private Ryan en est le parfait exemple). Mémoires de nos Pères racontent cette histoire vraie de soldats américains transformés en commerciaux, histoire qui se répètent aujourd'hui dans la médiatisation extrème des guerriers réels ou fictifs dans les guerres actuelles.
Mais voilà, Eastwood semble avoir été obligé de nous servir quand même une bonne moitié de batailles sanglantes - à cause de Spielberg, producteur du film ? -, sans couleurs, sur une île volcanique sans végétation. Cette bataille reste lisible bien que volontairement répétitive et noie le spectaculaire avec le quotidien ; mais elle est moins réussie que l'incroyable débarquement du Soldat Ryan qui a atteint la perfection sonore, visuelle et émotionnelle. Le reste du film est une suite de scènes où les soldats répètent encore inlassablement les mêmes mot ("Les vrais héros sont ceux qui ont donnés leur vie à Iwo Jima") et qui se souviennent dans des flash-back incompréhensibles qui était qui, qui a fait quoi et surtout quel est ce sixième soldat sur le drapeau ?
Sauf qu'à force de noyer la narration, de briser la chronologie à grands renforts d'acteur inconnus et de voix-off dans tout les sens, Eastwood perd le spectateur et finit par transformer son film en un vulgaire film de guerre sans intérêt. Son message, pourtrant très fort, fini par disparaître, flou, incomplet, inachevé. La musique, pitoyable oeuvre du réalisateur lui-même, dessert totalement le film par un minimalisme échevelé, une longue plainte au piano, à la guitare, à la trompette, qui n'en finit pas d'être répétée à l'infini. On pourra aussi griller la dernière scène, longuement homo-érotique où le personnage de Ryan Phillippe observe ses amis se baigner en caleçon blanc transparent dans les vagues d'Iwo Jima, avec sur les lèvres un sourire trop équivoque.
Conclusion : Eastwood rate le coche avec sa bonne histoire de héros qui n'en sont pas et qui n'arrivent pas à l'accepter. Sa mise en scène sincère et réussie est malheureusement détruite par un scénario flou et bancal qui transforme le film en une très longue séance de torture. A noter que Ryan Phillippe est l'homme le plus beau du monde en marin.
Miaou, qui n'aime pas la guerre

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